Dans le cadre des élections provinciales 2026, le Val-Ouest vous présente des candidats de la circonscription de Richmond qui ont bien voulu répondre à notre questionnaire.
1. Parlez-nous brièvement de vous. Qui êtes-vous? Quel est votre bagage
professionnel?
Je suis Sherbrookois d’origine. Je demeure à St-Élie avec ma blonde, nos trois enfants et
ma belle-maman. J’ai été journaliste économique à La Presse et j’ai dirigé la section
Affaires de ce média. Je suis rentré dans ma région natale en 2020 pour prendre la
direction générale de La Tribune jusqu’en 2025. Je me suis beaucoup impliqué dans la
région depuis : j’ai été président du conseil du Salon du livre de l’Estrie, sur C.A. de
Centraide Estrie et j’ai activement contribué au développement de Génies en herbe dans
les écoles secondaires de l’Estrie.
2. Pourquoi avez-vous décidé de vous impliquer en politique?
D’abord et avant tout pour ma région. Quand j’ai pris la tête de La Tribune, je le faisais
pour le défi professionnel, mais aussi pour faire une différence dans ma région. Je vois la
politique comme une poursuite de mon implication dans ma communauté. Je vois plein
de potentiel pour faire mieux pour notre région et pour le Québec. En plus de trois mois
sur le terrain, j’ai pu identifier plusieurs enjeux prioritaires, car j’ai beaucoup écouté!
3. Selon vous, quels sont les principaux enjeux qui touchent la région du Val-SaintFrançois (dont une partie est située dans votre comté)? Quelle serait votre contribution pour résoudre ces enjeux?
a) L’économie
À court terme, la crise des tarifs frappe, et elle frappe le secteur manufacturier au premier
chef. Dans la circonscription de Richmond, ce secteur représente plus de 15 % des
emplois, davantage que la moyenne québécoise de 10 % au Québec. Il faut aider nos
plus petites entreprises non seulement par des prêts, mais aussi par une portion d’aide
non remboursable pour qu’elles parviennent à maintenir les emplois aujourd’hui sans
étouffer sous les dettes demain. Mon bagage économique est un grand atout pour notre
circonscription dans ces moments d’incertitude.
La guerre tarifaire ne doit pas faire oublier non que les enjeux de main-d’œuvre sont
toujours criants. À Richmond, à Windsor ou à Sherbrooke, j’ai vu des entreprises freinées
dans leur croissance pour des questions d’accès à la main-d’oeuvre étrangère. Le
gouvernement caquiste n’a pas tenu compte des besoins de nos PME et de nos fermes
dans ses politiques sur l’immigration. Le Parti libéral du Québec a été clair: il faut planifier
l’immigration en consultant les régions du Québec – notre réalité n’est pas la même que
dans les grands centres urbains. Je défendrai avec beaucoup d’énergie nos entreprises
à ce chapitre.
b) Être partenaire de nos municipalités
J’ai commencé mes rencontres avec les maires et mairesses de la circonscription dès
juin. À peu près tous m’ont parlé de l’accumulation de normes, de règlements et de délais
qui ne tiennent pas compte de leur réalité, qui rendent leur vie compliquée… et qui font
monter le coût des projets. Je pense entre autres au projet de la Côte de l’Artiste à St-Denis-de-Brompton, qui a fini par coûter 50 % plus cher que prévu en raison de normes inflexibles jugées exagérées par la municipalité.
Il est temps que le gouvernement devienne un véritable partenaire des municipalités et
non les traiter de quêteuses comme l’a fait le gouvernement caquiste! C’est d’autant plus
vrai qu’il faut s’attaquer ensemble à la rénovation de nos infrastructures. Le Parti libéral
du Québec veut aider concrètement nos municipalités entre autres en doublant la part du
budget d’infrastructures du gouvernement qui leur revient, et faciliter leur travail en
simplifiant les normes et les programmes d’aide financière (il y en a 200 !). On va
rassembler, réparer et bâtir.
c) Renforcer notre agriculture
Je veux contribuer à faciliter la vie de nos agriculteurs et agricultrices qui font face à de
grands défis financiers et humains à la ferme. Mais il faut d’abord leur donner l’occasion
d’en avoir une, une ferme ! Rien de simple, comme me l’a raconté Mathieu Brisset, de la
ferme Le Jardin du haricot magique, à Saint-François-Xavier-de-Brompton. Au Parti
libéral, au coeur de notre plan de 560 millions pour soutenir le secteur, nous prévoyons
des mesures spécifiques pour la relève agricole (programmes de financement adaptés,
règles facilitées pour le transfert). Nous appuierons aussi les travailleurs de rang qui
offrent à notre population agricole un soutien au plan de la santé mentale.
d) Améliorer l’offre de logements
Le logement est l’élément principal du budget d’un ménage et le facteur premier de la
hausse du coût de la vie. Le Parti libéral a l’ambition de construire 100 000 logements/an
au Québec pour s’attaquer à une crise qui affecte bien des concitoyens : des étudiants en
précarité financière, des jeunes familles qui rêvent d’une maison, des gens à la recherche
d’un logement abordable, des aînés qui souhaitent trouver un logement accessible pour
demeurer dans leur communauté. On travaillera en collaboration avec les municipalités,
parce que ce sont les mieux placées pour déterminer le type de projet ou de
développement qui leur conviendra.
4. Si vous êtes élu.e, quelle sera votre priorité après les élections?
Mon approche terrain en campagne se poursuivra au lendemain de l’élection dans mon
travail de député. Je continuerai d’aller à la rencontre des concitoyens et concitoyennes
du comté pour écouter, puis pour agir.
Ma priorité sera de rallier les intervenants de la circonscription sur la manière d’augmenter
l’offre de logement dans plusieurs secteurs de la circonscription et appuyer dans leur
développement les communautés qui souhaitent grandir.
5. Qu’auriez-vous à dire aux personnes qui sont indécises ou qui décident
carrément de ne pas voter?
Quand vous votez, vous votez d’abord pour un candidat local: une personne que vous
connaîtrez et qui sera accessible quand vous en aurez besoin. Une personne avec une
grande écoute et qui pourra faire une différence pour vous, à Richmond ou Kingsbury, à
Windsor ou Ulverton. Je serai ce député, à l’image de ce qu’a été Yvon Vallières, dont
l’appui dans cette course m’inspire énormément.
J’ai choisi de me présenter avec le Parti libéral du Québec puisque nous proposons une
approche pragmatique, centrée sur notre économie de PME (incluant nos fermes), la qualité de nos services publics et le développement de nos régions. Une approche
positive et inclusive avec une réelle vision à long terme et des finances publiques saines
pour se donner les moyens de faire les choix que nous voulons.
Je vous encourage fortement à aller voter. Votre voix mérite d’être entendue et elle peut
faire la différence. Je respecte aussi le choix de ceux qui choisissent de ne pas voter,
parce que c’est aussi ça, la liberté et la démocratie.
6. Autres éléments que vous souhaitez ajouter
Nos organismes communautaires sont à bout de souffle, pourtant ils répondent à des
besoins plus criants que jamais dans nos milieux. Je pense entre autres à la Maison de
la famille Les Arbrisseaux, qui offre des services variés partout dans le Val. Il vaut mieux
les soutenir, sans négliger de s’attaquer aux causes profondes des problèmes sociaux
auxquels ils répondent. Je veux être leur allié.
Vous ne serez pas surpris, devant mon expérience de 20 ans en journalisme, que je
souligne le rôle essentiel des médias locaux dans la vitalité sociale, culturelle et
économique des collectivités. Je ne verserai d’ailleurs aucun dollar de ma campagne
locale à Facebook, qui bloque la diffusion de nouvelles depuis plus de trois ans. Mes
investissements publicitaires iront à des médias locaux ou régionaux comme le Val-Ouest.





















